Jacques Sapir, économiste alternatif et souverainiste
Posté par pat le 10 février 2010
Par Laurent Pinsolle
Après avoir lu beaucoup de livres de penseurs alternatifs (…), Jacques Sapir était le dernier grand intellectuel que je voulais étudier.
« Le nouveau 21ème siècle » [Ed. du Seuil, mars 2008], écrit avant le déclenchement de la crise économique, est un ouvrage de référence sur l’économie et l’idée nationale.
Retour sur la crise de 1997-1999
C’est un point commun de Jacques Sapir avec les deux prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz et Paul Krugman, que de donner une importance particulière à la crise qui a secoué les pays émergents à la fin des années 90. Pour lui, comme pour eux, cette crise est la conséquence d’une déréglementation excessive, notamment sur le plan financier et monétaire et elle démontre, 10 ans avant la crise des subprimes, les immenses dangers de la globalisation néolibérale.
Ce livre complète parfaitement « La grande désillusion » de Joseph Stiglitz, qui travaillait à la Banque Mondiale à cette époque.
S’il en donne une lecture plus politique, le constat économique est aussi sévère. Il montre l’absurdité d’un système où le FMI prêtait de l’argent à des pays émergents pour défendre leur monnaie, à un coût exorbitant, tout en étant voué à l’échec la plupart du temps. Il souligne que « la Malaisie et le Chili (…) ont dû leur réussite à des mesures de contrôle de capitaux ».
Bref, alors que le FMI déversait de l’argent pour lutter contre les marchés, tout en imposant des mesures d’austérité souvent violentes pour la population, la solution à cette crise était une restriction des marchés de capitaux. L’auteur souligne malicieusement : « si les Etats-Unis sont capables d’engager à perte plus de 60 milliards de dollars pour tenter d’enrayer une crise financière (…) n’eût-il pas été plus judicieux d’investir la même somme dans des actions de développement ? »
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Communiqué de Presse du Front National :
Selon le ministre danois des Affaires étrangères, Per Stig Moeller, qui s’exprimait à ce sujet le 10 janvier dernier, « il s'agit d'une question historique qu'on doit laisser aux historiens ». En revanche, pour Morten Messerschmidt, député du Parti du peuple danois (droite nationale), allié du gouvernement libéral-conservateur : « Il est regrettable que le gouvernement danois refuse de se joindre aux autres pays qui ont reconnu l'existence de ce génocide (N.D.L.R : une vingtaine). C'est comme s'il craignait les réactions de la Turquie. » Qu’en est-il de ce drame ?



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